Quelques magazines US

Mise à jour (3 septembre) : nous n'avons plus aucun exemplaire en stock de ces magazines...
On a tout vendu cet été.

Après une période où on n'arrivait plus à recevoir les Juxtapoz, ça y est, c'est réglé : Grand-Guignol est à nouveau point de distribution de la revue américaine de référence sur le lowbrow art (pop surréaliste). Ouf...
On vend le numéro 6,30€.


Juxtapoz, c'est bien, mais il y a mieux : Hi-Fructose est un magazine sur l'illustration contemporaine (lui aussi plutôt orienté lowbrow art) avec des articles de fond sur des artistes qu'on adore (dans le dernier numéro, on peut lire par exemple un article sur Al Columbia, méconnu mais dont on est des fans absolus ici). On y découvre aussi les images de la dernière exposition de Mark Ryden, parmi de nombreuses réjouissances. Indispensable.
Malheureusement, on n'en a plus est c'est épuisé. On attend le numéro 16 (qui ne devrait plus trop tarder), tandis qu'Hi-Fructose a annoncé la sortie d'un deuxième recueil. On est sur le coup, bien sûr !


Dans le genre cinoche fantastique, HorrorHound assure plutôt, entre articles sur des films contemporains et des zooms sur le passé. Dans le numéro de mai/juin, le magazine consacre un dossier très fouillé et superbement illustré au film de Fulci, Frayeurs (Paura nella città dei morti viventi), à l'occasion de son trentième anniversaire. Par ailleurs, le mag regorge de critiques (films, éditions DVDs, livres, toys...) et d'articles de fond (par exemple sur les maquillages dans le cinéma fantastique). On trouve également dans ce numéro la première partie d'un article que j'affectionne déjà tout particulièrement, qui s'appelle "Aka: the story of alternate titles".
Un bon magazine pour tout fan de bis.
HorrorHound #23, 7,30€. (C'est déjà épuisé, mais il nous en reste un exemplaire.) Le numéro 24 est en route.


Dans le même genre, Rue Morgue se pose là ! Le numéro 101 de juin propose une entrevue bien fouillée avec Glenn Danzig, une autre avec George Romero et surtout un excellent dossier sur True Blood, cette série qu'on adore, tant elle incarne à merveille en images l'esprit du southern gothic (génial genre littéraire américain ).
Rue Morgue #101, 10,50€.


On termine avec du total obscur, bien de mauvais goût : Girls and corpses.
Voilà un mag bien frappé, qui mélange allégrement pin-ups et cadavres. On retrouve l'incontournable George Romero en zombie dans ce numéro. Signalons un portfolio qui s'appelle "Mary Carey & Adolf", dont on ne dira rien. Mais on vous colle quand même une photo.

De toute façon, on n'en a déjà plus (et c'est peut-être bien mieux comme ça...).

La prochaine fois, on vous parlera peut-être de Candieland, dans le genre zine de mauvais goût...


Quelques livres graphiques qui ont la classe !


Nous avons reçu à nouveau Calaveras: Mexican prints for the day of the dead, le magnifique recueil de 22 grandes cartes postales mexicaines - détachables - édité par Redstone Press.
Si vous aimez Posada et l'art populaire mexicain, nous vous recommandons chaudement cet ouvrage. 14,50€.




Nous avons également mis la main sur trois exemplaires (et on les tous a vendus) du catalogue de l'exposition Ongaloo, de Yamantaka EYE (des Boredoms, Naked City, etc.). Et on les vendait 28,95€ (au lieu de 48,25€, prix d'origine). Il nous reste un exemplaire au prix fort.





Autre merveille, le livre Design unter Adolf Hitler : édité par Kodansha (Japon), cet ouvrage est splendide. On mettra des images si on y pense, mais si vous passez par la librairie, n'hésitez pas à nous le demander pour le feuilleter, ça vaut le coup d'oeil ! Publicités, propagande : c'est kitsch, beau et terrifiant.
39,10€ (moins cher qu'Amazon).

Mercredi 12 mai à 19h : DOA en signature

Nous sommes extrêmement contents d’accueillir DOA pour une rencontre signature à la librairie, mercredi 12 mai à 19h.
DOA est un auteur de polar que nous apprécions tout particulièrement. Cet ancien Lyonnais revient dans sa ville à l’occasion de la sortie en poche (Folio policier) de son roman La ligne de sang, dont l’action se déroule entre Rhône et Saône. Ce livre baigne dans l’occultisme et l’horreur et nous vous le conseillons vivement. Vous aurez donc l’opportunité de rencontrer cet auteur mercredi soir dans notre librairie et, si vous le souhaitez, de lui faire signer un de ses romans. Signalons que ses deux derniers livres (Citoyens clandestins et Le serpent aux mille coupures) sont publiés à la Série Noire. D’ailleurs, Le serpent aux mille coupures fait partie de nos romans préférés de l’année dernière.

DOA
La ligne de sang

Un banal accident de moto, à Lyon, permet à deux policiers de réaliser que Madeleine Castinel, a disparu au moment même où son compagnon manquait de se tuer. Personne ne se plaint de cette disparition. Il n’y a aucune raison véritable de mener une enquête ou de croire que le motard, Paul Grieux, a priori fou à lier, soit responsable de la disparition de sa compagne, une fille plus jeune que lui d’une vingtaine d’années.
Rien, sinon que l’appartement de la jeune femme a été nettoyé, que la personnalité du motard accidenté est terriblement dérangeante et que des indices sordides aux relents d’ésotérisme et de magie noire alertent l’instinct des deux enquêteurs.

DOA (Dead On Arrival) est romancier et scénariste. Lecteur compulsif sur le tard, DOA aime le cinéma, la BD, David Bowie, la musique électronique et apprécie aussi la cuisine, les bons vins, le Laphroaig et les Gran Panatelas. Citoyens clandestins, Grand Prix de littérature policière 2007 (folio policier n° 539) et Le serpent aux mille coupures paru en 2009 et finaliste du Prix SNCF POLAR 2009 ont marqué son entrée à la Série Noire.

Quelques bons livres de retour en stock

Nous avons reçu quelques livres qui nous manquaient vraiment. On a galéré mais nous pouvons à nouveau vous proposer l'excellent ouvrage sur le punk suisse, Hot love, swiss punk&wave, 1976-1980 (VENDU !). Si comme nous vous êtes fans de Kleenex (Liliput), TNT... ce livre est pour vous !
Magnifiquement illustré, bilingue allemand/anglais, l'ouvrage foisonne de documents. Difficile d'imaginer que le punk fut aussi vivace dans la confédération helvétique, et pourtant...
D'ailleurs, si vous vous passionnez pour le sujet, il existe un film de 1981, titré Züri Brännt justement (comme le morceau de TNT), qui est absolument magnifique. Nous avons eu la chance de le voir lors de la dernière édition du LUFF festival pour ce qui fut selon nous l'une des plus grosses claques en salle de l'année dernière ! Montage sec et nerveux, slogans incrustés façon ultra punk, musique bien lourde, basse lancinante, ce documentaire témoigne de la lutte de la jeunesse zurichoise pour arracher à la mairie une salle culturelle autogérée. Ça frite, ça bastonne, ça rigole pas.
http://www.luff.ch/fr/festival/2009/cinema/swisscinema/zueri-braennt/ (il existe un DVD de ce film, mais nous n'avons pas encore réussi à mettre la main dessus).
Nous vendons 55€ l'unique exemplaire de Hot love que nous avons récupéré. C'est plus qu'à l'époque où il était disponible, mais c'est vraiment compliqué à trouver et les prix ont grimpé, malheureusement.

Autre merveille reçue récemment, le tome 1 de Chimushi, de Toshio Saeki, aux géniales éditions Treville.
Nous le vendons 65€ (ce qui est moins que ce qu'on a pu trouver sur Internet, chez Amazon et sur E-bay, où le livre est plutôt entre 80€ et 175 dollars...). (VENDU !).
Trêve de blabla, place aux images :



Toujours aux éditions Treville (Japon), nous avons récupéré un exemplaire signé de My alphabet, de Trevor Brown. Trevor Brown est un artiste anglais résidant au Japon et son art est totalement dégénéré. Il suscite des réactions vives et contrastées. Nous, nous faisons partie de la caste de ses fanatiques.
49€.
Nous avons aussi un exemplaire de Forbidden Fruit et un de Li'l miss sticky kiss.

Autre Japonais dont nous admirons le travail d'illustration, Keiichi Tanaami. Nous avons à nouveau le livre Daydream, aux éditions Graphic-Sha, 28€.
Tanaami est actif depuis la fin des années 50. C'est dans le courant des 60s qu'il se rend à San Francisco, après avoir résidé à la Factory de Warhol. Il découvre le LSD et son art s'en ressentira à jamais. De l'art psyché comme on en raffole !
Et nous avons toujours les livres Blow up 1 et 2, ainsi que Spiral, du même artiste.

Autre excellent livre, Ultraviolet: 69 blacklight posters from the Aquarian age and beyond, de Dan Donahue, qui compile des affiches psychédéliques des années 60 et du début des années 70. Impression fluo, le livre prend toute son ampleur sous une lampe noire : ça flashe sévère ! Voilà capturé l'esprit d'une période de grands remous, quand on pensait que l'art (et les drogues !) pouvait changer la vie et le monde. Un vrai bon livre sex & drugs & rock'n'roll.
Editions Abrams image, 22€.

Et un dernier pour la route : Spaghetti erotico, dans la collection Street Design, chez Aspect Corp (éditeur japonais).
La collection Street Design compile des images sur un thème défini (délirants cercueils ghanéens, lucha libre, propagande maoïste...). Ici, il s'agit de couvertures de fumetti à tendance sexe, bédés érotiques italiennes au graphisme sublime, compilées par Kyoichi Tsuzuki. C'est sexy (dans le genre exploitation), souvent de mauvais goût, c'est absolument génial ! Ce petit format trouve parfaitement sa place à côté des splendides volumes de Bizarre Sinema.
28€. (VENDU !).

Vinyles ! Vinyles ! Vinyles !

Micro_Penis, S/T, Doubtful Sounds, 2009. 14 €. 300 exemplaires.
On attaque avec un disque très bien, entre folie furieuse et art brut, une véritable exploration antipsychiatrique de la musique. Ces quatre Mulhousiens de Micro_Penis nous ont séduits, à force de bêtise et de bons sons qui s'incrustent dans nos têtes jusqu'à ne plus nous lâcher.
Bien sûr, on ne les croit pas vraiment aussi fous que ça, mais ils nous rappellent en quelques sorte Les idiots, de Lars Von trier. Cette musique paraît de prime abord complètement déstructurée voire dispersée, mais à la réécoute c'est beaucoup plus malin que ça : ça raconte une histoire, qu'on n'est pas sûrs de vouloir entendre, mais qui nous rend moins cons malgré nous. Salutaire.

Ellen Fullman & Konrad Sprenger, Ort. Choose records, 2004. 17 €.
Plus connue pour son long string instrument (de longs fils accordés en intonation juste, dans le sillage de La Monte Young, qu'elle fait sonner avec les doigts ou un archet), Ellen Fullman nous livre ici un disque fantastique. Il s'agit d'une incursion dans l'americana, beaucoup plus pop que les autres disques qu'elle avait sortis jusqu'à présent. Que les chansons soient entraînantes ou plus lancinantes, Fullman et Sprenger accordent une grande attention aux sons qu'ils utilisent et le résultat est superbe. Ce disque est un alliage sublime entre musique populaire et attachement aux sonorités ancré dans le minimalisme américain. Un régal !
Nous avons également reçu deux albums de Konrad Sprenger seul et c'est tout aussi bien !

Pulse Emitter, Decaying ships, Ultra Eczema, 2009. 20 €. 300 exemplaires. Mais nous n'en avons déjà plus et c'est épuisé, malheureusement.
Excellent disque de musique électronique tripée !
Daryl Groetsch joue du synthétiseur modulaire analogique et ça s'entend : les sons ici sont chauds, dynamiques, ça vrille et virevolte dans tous les sens. Véritable voyage en terrain lysergique, on plane à mort au cours des deux longues montées contenues sur chaque face. En clair, c'est complètement psyché et stupéfiant. On adore !
Et puis, comme toujours chez Ultra Eczema, la pochette est très classe.
Autres sorties remarquées sur ce label : l'excellent album Meat receiving, des Glands of external secretions, ainsi que l'indispensable Basement Recordings 1978-1982, du Belge Leo Coomans (un disque qui nous fait penser aux expériences musicales menées par les artistes Fluxus, un peu).

En parlant de Fluxus, nous avons reçu l'album Babb's bridge, d'Id m theft able, qui pour le coup nous évoque vraiment la musique produite par ce mouvement. Un bon gros bordel qui part dans tous les sens, un gloubiboulga de trompette, grosse caisse, poésie sonore, cassettes et autres bricolages improbables. C'est assez éprouvant mais vraiment jouissif. Et non dénué d'humour. C'est sorti sur les labels Veglia, King Fondue, Zeikzak et Taped Sounds en 2009. 14 €. Une pépite obscure.

El G, Capitaine présent #5, Nashazphone, 2009. 19 €. LP monoface tiré à 160 exemplaires.
L'excellent label égyptien Nashazphone sort six vinyles d'un coup et ils sont tous très bons. On choisit de parler d'El-G parce qu'on est de grands fans de ce fol explorateur de sa propre psyché.
Cette cinquième livraison de sa série des Capitaine présent est tour à tour très drôle, profondément débile, et sombre, voire désabusée. Ça parle d'amour, d'adolescence et de mauvaises blagues. Vous allez adorer. Vive El G !
Les autres sorties du label : Birds of Delay (excellents drones psychédéliques et pochette bien belle d'Hendrik Hegray), Wasteland Jazz Unit (une sorte de free jazz bien barré), Astreinte (musique bruitiste très bien gaulée et belle pochette de Jonas Delaborde), Slither (sans doute la meilleure galette de cette fournée, un violent trip !) et Ashtray Navigations (mais nous n'en avons déjà plus, de celui-là...).

The New Monuments, new monuments, Important Records, 2009. 15 €. Tirage de 500 copies.
Excellent trio composé de Don Dietrich au saxophone (membre des légendaires Borbetomagus), de Ben Hall (Graveyards) à la batterie et de C. Spencer Yeh (Burning Star Core) au violon et à l'électronique.
Cet enregistrement live à Glasgow date de 2008. On en prend plein les oreilles tellement cette musique déborde de partout ! C'est physique, extrêmement intense et en même temps ça sonne très juste : ce n'est pas que du boucan (bon, c'est très noise, quand même). Nous on raffole de cette énergie folle qui nous colle une patate démente. Dans cette veine, un grand disque.

Le Drapeau Noir, S/T, Chironex, 2009. 14 €.
Le Drapeau Noir, c'est Chora, The Hunter Gracchus et Part wild horses mane on both sides. Autant dire que c'est totalement improvisé (disque tiré de sessions à Lyon, d'ailleurs). Par moments, ce disque nous évoque de grandes références du free jazz, tout en feeling à la fois bancal et fragile. Mais puissant également quand les huit musiciens jouent ensemble pour créer un maelström sonore qui nous enveloppe de bien belle manière. Tout au long du disque, les cordes et vents maintiennent une tension captivante et allient de manière passionnante sons continus et phrasés en spirale. On aime beaucoup.
A signaler, chez Chironex également, la sortie d'un LP de Part wild horses mane on both sides, très bon lui aussi. Et il nous reste un exemplaire de l'album de Hunter Gracchus (épuisé chez le label). Une scène musicale bouillonnante à suivre de près.

The Horribly Wrong, C'mon and bleed with the Horribly Wrong, Eradicator records & Shit in can records, 2009. 14 €. 500 copies (dont 100 rouges marbrés, dont font partie nos exemplaires).
The Horribly Wrong sévit de 2002 à 2005, diffusant un rock'n'roll bien carré, aux forts accents garage comme on aime. Son cradingue, chant punk, accords de raccroc, c'est basique et terriblement efficace.
Cet album remonte à 2004 mais ne vit jamais le jour hors de quelques CDRs. C'est donc une très bonne initiative de rendre enfin justice à ce chouette enregistrement ! Un excellent disque pour danser comme des crétins.